Yahoo Maps passe au flash

3 novembre 2005 par Alexis KARTMANN

Yahoo présente la version beta de Yahoo Maps qui utilise flash.

L’interface est très impressionnante.

D’abord par son esthétique et son ergonomie. Le choix de Flash n’y est sans doute pas pour rien. Par exemple lorsqu’on passe au dessus d’un point d’intérêt, son nom s’affiche. Si on clique dessus, les détails apparaissent.

De plus contrairement à la plupart des sites de cartographie, l’url de la page permet de régénérer la carte, c’est à dire qu’elle contient la position sur la carte et les options de recherche, et ce à tout moment. Enfin théoriquement parce que j’ai réussit à bloquer l’url en enchaînant plusieurs requêtes, mais c’est une version bêta, donc soyons indulgent. Et cela marche même pour un itinéraire.

La où Yahoo fait plus fort, c’est sur les API. Non content de proposer cette interface Flash, et ce en trois version (avec ActionScript, Javascript ou Flex), Yahoo offre aussi une version AJAX (Javascript et DHML, comme Google), ainsi que la version classique HTML.

De plus, contrairement à Google, Yahoo propose aussi des API de géocodage, de recherche de proximité dans la base Yahoo Local, et d’info trafic. La seule limite est le nombre de requête par adresse IP (50.000 par jour, soit plus de 10 millions par an).

Et comme Google, seules les données américaines sont disponibles

Quand on connait le coût des données, il y a vraiment la volonté de Yahoo de concurrencer Google.

Es-ce que cela sera suffisant pour contrer Google ?

Pas d’après Robert Scoble, bloggeur chez Microsoft, le problème n’est plus la beauté des interfaces ni la richesse des API, mais le fait que Google possède la meilleure plateforme publicitaire, et qu’un site qui utilise les services de Google pour la publicité utilisera naturellement les autres services de Google. Avec notamment le fait que l’analyse de l’usage fait par l’internaute des API Google permettra de mieux cibler les publicités que Google servira sur ce site et donc risque d’augmenter les revenus publicitaires du site.

Sans compter la confiance qu’inspire Google (”Do not evil”) et le fait qu’avoir le logo Google sur les cartes est “cool”. Et le fait que la limite de 50.000 pages par jour (comme celle de Yahoo) n’est pas absolue et qu’il est possible d’obtenir une dérogation.

Et surtout la force de Google est le contenu généré par les utilisateurs (qui est globalement son fond de commerce avec la recherche sur le web). Les fonds de carte Google sont enrichis par les sites construits par ses utilisateurs. Et c’est un effet boule de neige, car le nombre de sites exploitant Google maps ne cesse d’augmenter, sans que Google n’est à dépenser d’énergie, à part rajouter des serveurs dans ses web-farms.

Ce que Google est en train de faire en ce moment, c’est construire l’équivalent du système d’exploitation du web, c’est-à-dire les briques de base que tout développeur de site assemblera pour construire son application. Et les briques de Google se combinant bien, le fait d’offrir une brique meilleure ne suffira pas à concurrencer Google. Et travaillant chez Microsoft, Scoble sait de quoi il parle.

La solution pour Yahoo et Microsoft, selon Scoble, est de cloner les API de Google, pour permettre aux utilisateurs de Google de changer facilement de fournisseur. Le standard comme moyen d’avoir une compétition ouverte, en quelque sorte.

Une bonne idée pour les acteurs européens de la cartographie, qui pourrait ainsi valoriser leurs données couvrant des territoires délaissé par Google et consort ?

Via Fred Cavazza.


Yahoo Radio contre Pandora

8 septembre 2005 par Alexis KARTMANN

J’ai déjà parlé de Yahoo Radio, qui permet de créer son propre programme à partir de notes que l’on donne aux plus de morceaux possible.

Pandora propose le même service, mais avec une approche différente. A partir d’une chanson ou d’un artiste, pandora programme toutes les chansons similaires, en fonction de multiples critères comme le rythme, la tonalité, les paroles, etc.

Le résultat est assez convaincant, puisqu’à partir d’un artiste on obtient presque à coup sûr une programmation qui plaira.

Par exemple à partir de Gino Vannelli, j’ai obtenu du Billy Joel, Phil Collins, Genesis…

Le choix de Steve Vai, à contrario, a donné majoritairement du… Steve Vai.

Winger m’a donnée Poison, Autograph, Bullet boy, Cinderella.

Yngwie Malmsteen entraîne Steve Vai, Montrose (?), Eric Johnson.

Bref c’est assez efficace, mais si on mélange des genres, le résultat n’est pas très convainquant. On obtient principalement des morceaux proche du premier morceau choisi. Il est plus efficace de créer un programme par style musical.

Par contre, à la différence de Yahoo, Pandora ne connait aucun artiste français (en tout cas ceux que j’écoute).

Contrairement à Yahoo Pandora est payant, mais la qualité est bien meilleure, et ça marche sur Firefox.

Au delà de l’exploit technique, le côté formatage que propose Pandora ne m’a pas convaincu, je préfère finalement Yahoo Radio qui de temps en temps me propose un morceau qui ne ressemble pas à ce que j’écoute d’habitude.



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