Et les rachats continuent dans la cartographie
8 novembre 2007 par Alexis KARTMANNAprès les achats annoncées de Teleatlas par TomTom, puis Garmin (rappelez-vous ), puis TomTom, le rachat de Navtech par Nokia, on apprend le rachat de MapSolut, éditeur de Map24 par Navtech.
Donc nous aurons d’un côté Nokia (fabriquant) + Gate5 (soft navigation) + Navtech (data) + Map24 (web + java), et de l’autre Tomtom (fabriquant + soft navigation) + Teleatlas (data).
En conclusion il manque à Tomtom un editeur site web (pour info TomTom et Mapquest ont signé un accord il y quelque temps…), et surtout une grande inconnue sur le marché des données cartographique pour les autres acteurs.
Microsoft et Google ont déjà préparé le terrain en investissant sur les photos aériennes, ce qui les rend un peu moins dépendants des fournisseurs de cartographie, même si ces bases vectorielles restent nécessaire pour la recherche d’adresse et le calcul d’itinéraire.
Google a même un peu d’avance avec StreetView et le rachat d’ImageAmerica, parce qu’avec ces deux éléments Google peut commencer à constituer sa propre base cartographique :
- les photos aériennes pour constituer le réseau des voie et les batiments (les géometries).
- les photos de villes pour renseigner les informations utiles comme le nom des voies, les numéros, le sens de circulation (les attributs).
Et pour les autres, il ne restera… qu’OpenStreetMap ?
Une analyse d’Open Social
7 novembre 2007 par Alexis KARTMANNGoogle a annoncé la semaine dernière l’initiative Open Social. Voici mon analyse des conséquences de cette annonce.
Intérêt des réseaux sociaux.
Je ne discuterai pas de l’intérêt des utilisateurs pour les réseaux sociaux, les chiffres parlent d’eux-mêmes (114 millions de membres en juin 2007 pour MySpace, 40 millions de membres pour Face Book).
Par contre comment expliquer la valorisation de ces sites, 15 milliards de dollars pour Face Book après l’achat de 1,6 % de l’entreprise par Microsoft pour 240 millions de dollars, alors que le CA de la publicité sur ces sites est encore limité (plusieurs centaines de millions de dollars, quand même) ?
Tout est dans la capacité à proposer aux annonceurs une audience qualifiée. Le marché de la publicité ciblé sera possible sur ces sites dont la majorité des visiteurs sont aussi des utilisateurs enregistrés et dont on connait un profil très précis. Et pour que des campagnes ciblées soient intéressantes il faut aussi s’appuyer sur de très fortes audiences afin d’avoir un minimum d’utilisateurs correspondants aux critères.
Jusqu’à l’annonce d’Open Social, Face Book était considéré comme le site qui allait modéliser le monde réel, la porte d’entrée pour tous les annonceurs à terme. C’était la raison principale de cette valorisation élevée. Et l’entrée de Microsoft dans le capital lui permettait en plus de se concentrer sur le développement de son écosystème (développeurs d’applications s’exécutant sur la plateforme Face Book) en laissant Microsoft s’occuper de la vente de publicité ciblés. Il faut savoir qu’en effet Microsoft Google et Yahoo ont énormément investi dans le domaine de la publicité en ligne (plusieurs milliards de dollars).
Microsoft avait donc marqué un point face à Google et Yahoo dans la course à la domination du marché publicitaire.
Jusqu’à l’annonce d’Open Social par Google.
Présentation d’Open Social
Open Social propose un ensemble d’API qui permettent de construire des applications pour réseaux sociaux sur internet. Le but étant de permettre aux développeurs de rendre leurs applications compatibles d’un réseau sur l’autre. Par exemple afficher la collection des photos de ses relations sur Facebook pourrait être visible sur LinkedIn.
A terme on peut imager une navigation transparente d’un réseau à l’autre avec des fonctions de partage d’information : je mets à jours mon profil sur LinkedIn, tous mes amis sur Face Book sont au courant. Cela permet aussi de simplifier la gestion de ses différentes identités numérique (pro, amis, relations…). Bref tout ce que Face Book promettait devient possible avec les réseaux existants.
Analyse technoqie
Pour l’instant Open Social est essentiellement une documentation décrivant les API selon trois catégories :
- Les personnes et les relations : permet de gérer ses réseaux sociaux.
- Les activités : permet de déclarer et de suivre ce que fait une personne.
- La persistance : permet de stocker des informations personnelles.
Pour un développeur, il est possible soit :
- D’utiliser Open Social pour proposer une application accédant aux données d’un réseau social existant (c’est une application Open Social). L’intérêt est que cette application peut accéder à tous les réseaux sociaux supportant Open Social.
- De proposer un accès à ses données au travers d’une API compatible avec Open Social (c’est un container Open Social). L’intérêt est que toutes les applications développées avec Open Social pourront utiliser les données du site.
A l’inverse de la plateforme Face Book dans laquelle seul Face Book peut être un container, dans le cas d’Open Social tous les réseaux sociaux peuvent être container.
Techniquement Open Social se base sur Javascript et http, ce qui le rend utilisable par la majorité des développeurs web.
Il est important de noter que l’initiative de Google n’est pas à proprement parler l’implémentation d’une API comme Google Maps et les autres API Google existantes, mais plutôt une tentative de normalisation des API des réseaux sociaux. Cependant Google propose une implémentation Javascript basé sur Google Gadget, ce qui permettra à un développeur de proposer une application Open Social qui serait totalement hébergée par Google et utiliserait la base d’Orkut (on retrouve le modèle Face Book).
Il semble donc possible d’utiliser la description des API Open Social pour développer un container ou une application sans passer par Google. De plus les licences utilisées par Google (Creative Commons et Apache) empêche toute réappropriation par Google par la suite.
Intérêt pour les développeurs
L’initiative de Google a évidemment séduit les concurrents de Face Book qui voyait d’un mauvais œil la croissance exponentielle du nombre de ses abonnés. Tout ce qui peut gêner Face Book est bon à prendre. C’est pourquoi MySpace, ainsi que la plupart des réseaux sociaux importants (LinkedIn entre autres) ont annoncé le support d’Open Social. C’est aussi le cas de développeurs d’applications comme Saleforces et Oracle.
Pour les développeurs d’application, le fait de développer une application utilisant Open Social plutôt que de développer une application pour Face Book, leur permettra de cibler l’ensemble des sites supportant Open Social.
À terme tous les supporters d’Open Social espèrent la création d’un écosystème plus puissant parce qu’ouvert face à celui plus fermée de Face Book.
Intérêt pour Google
Globalement le mouvement de Google annule l’avantage concurrentiel de Face Book et risque de détruire son écosystème.
Pour l’instant c’est l’unique avantage, au-delà d’une fantastique possibilité de fédérer encore plus les développeurs face à Microsoft.
Alors à part suivre son mantra (« don’t do evil »), pourquoi Google a-t-il fait cette initiative, visiblement lancé il y a un an après une négociation avec MySpace ?
On pourrait y voir plusieurs stratégies derrière cette décision :
- Un objectif global de plus en plus présent dans les décisions de Google, celle d’empêcher l’avènement de son chalengeur, Face Book en l’occurrence. Et à la différence de Microsoft qui le faisant en copiant en améliorant ou en vendant mieux que ses concurrents, Google le fait en proposant des solutions plus ouvertes et permettant à de petits acteurs de survivre, voire de proposer, à condition qu’ils ne risquent pas de gêner sa suprématie sur le marché de la publicité.
- Embrasser pour mieux étouffer. Une fois Open Social largement répandu, Google pourra proposer tous les outils de migration des réseaux sociaux existants vers son super réseau social qu’il aura développé entre temps.
- Pouvoir indexer les sites supportant Open Social (à partir des API), ce qui permettra de construire un annuaire universel (la base de l’ensemble des internautes). C’est d’une part la fin des annuaires de personnes, des sites de recrutement, et surtout la possibilité de connaître encore mieux les utilisateurs des services Google.
- Enfin et évidement proposer les outils de gestion de publicité ciblé grâce à Open Social. En gros tout utilisateur de sites supportant Open Social pourra être ciblé par les outils publicitaires de Google, ce qui augmentera d’autant la puissance de la régie Google.
- Et pourquoi pas tout ce qui précède ?
Dans tous les cas la stratégie de Google est très intelligente car même si elle est plus ouverte que celle de Face Book et donc laisse la place à d’autres acteurs, elle assure quand même à Google l’opportunité de conserver son leadership sur le marché de la publicité.
Alternatives
Il n’existe pas d’alternative à Open Social à proprement parler, même si le W3C discute de « social protocol » depuis 1998, sans réellement aboutir à une norme qui soit globalement utilisée. Il existe bien des initiatives comme FOAF (friend of a friend) qui permet de décrire les relations entre individus et s’appuie sur RDF (ressource description format, un standard du W3C), mais il n’est pas beaucoup utilisé (à part sur quelques blogs).
Et après
Comme dans toute annonce d’alliance, son avenir dépendra bien sûr de la manière dont ses membres vont réellement supporter les API d’Open Social.
Pour le moment aucun des partenaires n’a d’implémentation finale des API décrites par Google, on verra si vraiment les implémentations seront compatibles. Google va-t-il réussir à faire ce que le W3C n’a jamais réussi ? On peut se poser la question.
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1 novembre 2007 par- Très drole, la fiancée du Geek : http://tinyurl.com/nzpod #
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27 octobre 2007 par- after installing leopard on the macbook, I backup my iMac (300 gb) before trying on it. #
Twitter Updates for 2007-10-26
26 octobre 2007 par- Preparing my iMac for Leopard… Just bought it. #
- Leopard should take 2h30 to install on MacBook #
- Leopard is booting on the MacBook. Had to make a clean install after a failed upgrade. #
- New Seesmic post: I have my leopard ! - http://tinyurl.com/2rondg #