MySql vs Informix : Une comparaison entre open-source et logiciel propriétaire.

17 janvier 2008 par Alexis KARTMANN

Tout le monde en parle en ce moment, Sun va racheter MySQL pour 1 milliard de $.
Ce qui intéressant, c’est que c’est pour le même montant qu’IBM a racheté Informix en 2001.
Informix Software, racheté en 2001 éditait aussi une base de donnée, on peut donc comparer quelques chiffres.

La première version d’Informix est sortie en 1981 et le rachat a eu lieu en 2001 : 20 ans.
La première version de MySQL est sortie en 1995 et le rachat aura lieu en 2008 : 13 ans.

Lors du rachat, Informix avant 100.000 clients : 10.000 $ / client.
Lors du rachat, MySQL estimé son nombre d’utilisateur à 10 millions, avec 100 millions de téléchargements (50.000 / jours) : 100 $ / utilisateur.

Lors du rachat, Informix comptait 2.500 employés : 400.000 $ / employé.
Lors du rachat, MySQL comptait 400 employés : 2,5 M$ / employé.

En 2005, MySQL a annoncé 40 millions de $ de CA, mais à du faire largement plus en 2007 (aucune info disponible) : Une valorisation à plusieurs fois le chiffre d’affaire.
En 2000, Informix avait fait un CA de 800 million de $ : Une valorisation à peine supérieure au chiffre d’affaire.

Bref dans l’ensemble des ratios calculables MySQL est largement plus valorisé qu’Informix, à l’exception du prix par utilisateur/client, ce qui n’est pas vraiment étonnant vu le modèle économique de MySQL (qui prétend baisser de 90 % le coût des SGBR).

On peut avancer plusieurs explications :
- Nous sommes dans une bulle spéculative pour les valeur IT, alors qu’en 2001 la bulle venait d’éclater.
- MySQL est un leader en croissance, Informix était en perte de vitesse et en mauvaise position par rapport aux leaders.
- Jonathan Schartz (CEO de Sun) est fou, il veut faire voler des dauphins.

En tout cas, après l’IPO de Redhat, divers rachats, c’est définitivement la preuve que l’open-source est le business model pour l’édition de logiciel aujourd’hui.


La guerre des plateformes mobiles a commencée…

13 novembre 2007 par Alexis KARTMANN

J’en parlerais sans doute encore, mais l’annonce de l’Open Handset Alliance et de la plateforme Android, n’a laissé personne indifférent, que ce soit chez Symbian ou Microsoft.

En tout la présentation d’Android par Google me fait furieusement penser à l’iPhone, pas vous ?

J’imagine bien Steve Jobs convoquer Eric Schmidt, PDG de Google et administrateur d’Apple et lui faire la même scène qu’il aurait fait à Bill Gate (à voir dans Pirates of the Valley).

Pendant ce temps Microsoft fait la publicité de Windows Mobile tant qu’il est possible, partout où l’on parle d’Android :

Android

Pour en revenir à Android, en décortiquant le SDK il s’agit donc d’un JavaPhone, basé sur un noyau Linux, avec les services Google (Maps et Talk) directement accessible par le SDK.

En bref rien de bien nouveau, il existe déjà des Java Phones (et même basés sur Linux), et l’IHM semble une copie de celle de l’iPhone (en moins bien fini).

Et d’ailleurs la où Google fait l’aveu que cette plateforme n’est pas vraiment attractive et qu’ils sont en retard par rapport à Symbian, Microsoft et Apple, c’est ce concours pour inciter les développeurs à créer de nouvelles applications. C’est sur que ça change de Symbian qui fait payer (cher) le droit de développer sur leur plateforme et de Microsoft (qui offre quand même des outils gratuit), mais par rapport à l’iPhone qui malgré l’interdiction du développement d’applications tierces a vu le développement de centaines d’applications c’est quand même une autre approche.

D’ailleurs je crois que c’est assez représentatif de la démarche de Google, à savoir créer une plateforme ouverte permettant à tous les développeurs de créer de nouvelles applications qui donneront envie aux acheteurs d’acheter un téléphone Android, alors que jusqu’ici on achète un téléphone pour les fonctions qu’il intègre et ensuite on ajoute éventuellement une application (ce qui arrive assez peu, même avec un smartphone).

A l’inverse l’approche de Nokia avec le rachat de plusieurs éditeurs d’applications et de contenu est de proposer à l’utilisateur une expérience intégrée. Un peu comme Apple avec l’iPhone, avec des accords avec les grand du Web (Google, Yahoo, AOL) dont il intègre les services.

Bref la bataille s’annonce rude, surtout que pour une fois Google n’a pas vraiment d’avance sur le marché ni d’avantage technique à faire valoir, et tout reposera peut-être sur l’adhésion des développeurs.


Une analyse d’Open Social

7 novembre 2007 par Alexis KARTMANN

Google a annoncé la semaine dernière l’initiative Open Social. Voici mon analyse des conséquences de cette annonce.

Intérêt des réseaux sociaux.

Je ne discuterai pas de l’intérêt des utilisateurs pour les réseaux sociaux, les chiffres parlent d’eux-mêmes (114 millions de membres en juin 2007 pour MySpace, 40 millions de membres pour Face Book).

Par contre comment expliquer la valorisation de ces sites, 15 milliards de dollars pour Face Book après l’achat de 1,6 % de l’entreprise par Microsoft pour 240 millions de dollars, alors que le CA de la publicité sur ces sites est encore limité (plusieurs centaines de millions de dollars, quand même) ?

Tout est dans la capacité à proposer aux annonceurs une audience qualifiée. Le marché de la publicité ciblé sera possible sur ces sites dont la majorité des visiteurs sont aussi des utilisateurs enregistrés et dont on connait un profil très précis. Et pour que des campagnes ciblées soient intéressantes il faut aussi s’appuyer sur de très fortes audiences afin d’avoir un minimum d’utilisateurs correspondants aux critères.

Jusqu’à l’annonce d’Open Social, Face Book était considéré comme le site qui allait modéliser le monde réel, la porte d’entrée pour tous les annonceurs à terme. C’était la raison principale de cette valorisation élevée. Et l’entrée de Microsoft dans le capital lui permettait en plus de se concentrer sur le développement de son écosystème (développeurs d’applications s’exécutant sur la plateforme Face Book) en laissant Microsoft s’occuper de la vente de publicité ciblés. Il faut savoir qu’en effet Microsoft Google et Yahoo ont énormément investi dans le domaine de la publicité en ligne (plusieurs milliards de dollars).

Microsoft avait donc marqué un point face à Google et Yahoo dans la course à la domination du marché publicitaire.

Jusqu’à l’annonce d’Open Social par Google.

Présentation d’Open Social

Open Social propose un ensemble d’API qui permettent de construire des applications pour réseaux sociaux sur internet. Le but étant de permettre aux développeurs de rendre leurs applications compatibles d’un réseau sur l’autre. Par exemple afficher la collection des photos de ses relations sur Facebook pourrait être visible sur LinkedIn.

A terme on peut imager une navigation transparente d’un réseau à l’autre avec des fonctions de partage d’information : je mets à jours mon profil sur LinkedIn, tous mes amis sur Face Book sont au courant. Cela permet aussi de simplifier la gestion de ses différentes identités numérique (pro, amis, relations…). Bref tout ce que Face Book promettait devient possible avec les réseaux existants.

Analyse technoqie

Pour l’instant Open Social est essentiellement une documentation décrivant les API selon trois catégories :

  • Les personnes et les relations : permet de gérer ses réseaux sociaux.
  • Les activités : permet de déclarer et de suivre ce que fait une personne.
  • La persistance : permet de stocker des informations personnelles.

Pour un développeur, il est possible soit :

  • D’utiliser Open Social pour proposer une application accédant aux données d’un réseau social existant (c’est une application Open Social). L’intérêt est que cette application peut accéder à tous les réseaux sociaux supportant Open Social.
  • De proposer un accès à ses données au travers d’une API compatible avec Open Social (c’est un container Open Social). L’intérêt est que toutes les applications développées avec Open Social pourront utiliser les données du site.

A l’inverse de la plateforme Face Book dans laquelle seul Face Book peut être un container, dans le cas d’Open Social tous les réseaux sociaux peuvent être container.

Techniquement Open Social se base sur Javascript et http, ce qui le rend utilisable par la majorité des développeurs web.

Il est important de noter que l’initiative de Google n’est pas à proprement parler l’implémentation d’une API comme Google Maps et les autres API Google existantes, mais plutôt une tentative de normalisation des API des réseaux sociaux. Cependant Google propose une implémentation Javascript basé sur Google Gadget, ce qui permettra à un développeur de proposer une application Open Social qui serait totalement hébergée par Google et utiliserait la base d’Orkut (on retrouve le modèle Face Book).

Il semble donc possible d’utiliser la description des API Open Social pour développer un container ou une application sans passer par Google. De plus les licences utilisées par Google (Creative Commons et Apache) empêche toute réappropriation par Google par la suite.

Intérêt pour les développeurs

L’initiative de Google a évidemment séduit les concurrents de Face Book qui voyait d’un mauvais œil la croissance exponentielle du nombre de ses abonnés. Tout ce qui peut gêner Face Book est bon à prendre. C’est pourquoi MySpace, ainsi que la plupart des réseaux sociaux importants (LinkedIn entre autres) ont annoncé le support d’Open Social. C’est aussi le cas de développeurs d’applications comme Saleforces et Oracle.
Pour les développeurs d’application, le fait de développer une application utilisant Open Social plutôt que de développer une application pour Face Book, leur permettra de cibler l’ensemble des sites supportant Open Social.
À terme tous les supporters d’Open Social espèrent la création d’un écosystème plus puissant parce qu’ouvert face à celui plus fermée de Face Book.

Intérêt pour Google

Globalement le mouvement de Google annule l’avantage concurrentiel de Face Book et risque de détruire son écosystème.
Pour l’instant c’est l’unique avantage, au-delà d’une fantastique possibilité de fédérer encore plus les développeurs face à Microsoft.
Alors à part suivre son mantra (« don’t do evil »), pourquoi Google a-t-il fait cette initiative, visiblement lancé il y a un an après une négociation avec MySpace ?
On pourrait y voir plusieurs stratégies derrière cette décision :

  • Un objectif global de plus en plus présent dans les décisions de Google, celle d’empêcher l’avènement de son chalengeur, Face Book en l’occurrence. Et à la différence de Microsoft qui le faisant en copiant en améliorant ou en vendant mieux que ses concurrents, Google le fait en proposant des solutions plus ouvertes et permettant à de petits acteurs de survivre, voire de proposer, à condition qu’ils ne risquent pas de gêner sa suprématie sur le marché de la publicité.
  • Embrasser pour mieux étouffer. Une fois Open Social largement répandu, Google pourra proposer tous les outils de migration des réseaux sociaux existants vers son super réseau social qu’il aura développé entre temps.
  • Pouvoir indexer les sites supportant Open Social (à partir des API), ce qui permettra de construire un annuaire universel (la base de l’ensemble des internautes). C’est d’une part la fin des annuaires de personnes, des sites de recrutement, et surtout la possibilité de connaître encore mieux les utilisateurs des services Google.
  • Enfin et évidement proposer les outils de gestion de publicité ciblé grâce à Open Social. En gros tout utilisateur de sites supportant Open Social pourra être ciblé par les outils publicitaires de Google, ce qui augmentera d’autant la puissance de la régie Google.
  • Et pourquoi pas tout ce qui précède ?

Dans tous les cas la stratégie de Google est très intelligente car même si elle est plus ouverte que celle de Face Book et donc laisse la place à d’autres acteurs, elle assure quand même à Google l’opportunité de conserver son leadership sur le marché de la publicité.

Alternatives

Il n’existe pas d’alternative à Open Social à proprement parler, même si le W3C discute de « social protocol » depuis 1998, sans réellement aboutir à une norme qui soit globalement utilisée. Il existe bien des initiatives comme FOAF (friend of a friend) qui permet de décrire les relations entre individus et s’appuie sur RDF (ressource description format, un standard du W3C), mais il n’est pas beaucoup utilisé (à part sur quelques blogs).

Et après

Comme dans toute annonce d’alliance, son avenir dépendra bien sûr de la manière dont ses membres vont réellement supporter les API d’Open Social.

Pour le moment aucun des partenaires n’a d’implémentation finale des API décrites par Google, on verra si vraiment les implémentations seront compatibles. Google va-t-il réussir à faire ce que le W3C n’a jamais réussi ? On peut se poser la question.


J’en veux un

7 août 2007 par Alexis KARTMANN

Le nouvel iMac.

A voir en vrai… avant. Sans doute une bonne raison d’aller à Apple Expo.


Lancement MappyMobi

26 avril 2007 par Alexis KARTMANN

Mobinaute est le premier à dégainer ici.

Mais en fait c’est ici que ça se passe.

Depuis plusieurs mois beaucoup de personnes autour de moi travaillent sur le sujet, avec une sortie dans les délais et visiblement dans un bon timing marché, 2007 étant pour beaucoup l’année du smartphone GPS. C’est du bon boulot !

Alors profitez bien de MappyMobi, c’est Mappy gratuit sur votre téléphone, avec deux déclinaisons :

  • Site internet mobile gratuit (hors forfait data) sur plus de 200 terminaux
  • Solutions de navigation GPS gratuit (hors forfait data) sur les smartphones Windows Mobile (2003/2005), Symbian C60 et UIQ. Pour que l’application fonctione il faut soit un smartphone avec GPS intégré (HTC en a plusieurs modéles, dont le très beau P3300 Artemis), soit un module GPS bluetooth externe.

Le CES aux Microsoft TechDays

5 février 2007 par Alexis KARTMANN

En assistant aux TechDays Microsoft aujourd’hui, j’ai assisté à une présentation très interessante d’Olivier Ezratty (ancien de Microsoft) sur les enjeux et le futur de la vidéo, et j’ai appris à l’occasion qu’il a rédigé un rapport sur le CES de Las Vegas qu’il diffuse gratuitement sur son site.

Très interessant pour qui n’a pas pu aller à Las Vegas !


Sony plagie la pub “Get a Mac”

3 décembre 2006 par Alexis KARTMANN

Publicité Vaio

Non content de copier les produits et le design Apple, Sony va même jusqu'à plagier leur pub.

Pathétique  ?


Lancement de Mappy iti

25 novembre 2006 par Alexis KARTMANN

Mercredi dernier nous avons fait un tour de Paris en bus à l’impériale pour le lancement du PND Mappy, Mappy iti

Fred de Mai en a fait une vidéo, très “Paris Dernière”…


Mappy tour
envoyé par FdM


Il est sorti…

23 novembre 2006 par Alexis KARTMANN

Mappy iti, le GPS par Mappy.

Et c’est les autres qui en parle le mieux :

GPS&Co
Mobinaute
Olivier Seres
Ratiatum
GPS Passion
Navx

A bientôt pour plus d’infos


Get a Mac en Français

5 juillet 2006 par Alexis KARTMANN

Apple a traduit en français la campagne Get a Mac.

J’adore le PC qui redémarre de temps en temps…

Bientôt à la télé ?



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