Souvenir d’eXtreme programming #9 : Le stand-up meeting
Et pour la suite du feuilleton traitant de la mise en place d’eXtreme programming dans une start-up, nous allons parler du stand-up meeting.
Le stand-up meeting n’est pas toujours cité parmi les pratiques de l’eXtreme programming. C’est dommage car c’est finalement l’une des meilleurs façon de diagnostiquer et de corriger les problèmes dans l’équipe.
Déroulement
Comme son nom l’indique, le stand-up meeting se déroule debout. En fait ce n’est pas une obligation, le but étant surtout que la réunion dure moins d’une demi-heure. La station debout devant théoriquement améliorer la brièveté des interventions.
Le stand-up meeting a lieu tous les matin, à heure fixe.
La réunion se déroule ainsi : chaque membre de l’équipe expose rapidement ce qu’il a fait la veille, les problèmes qu’il a rencontré, ce qu’il va faire dans la journée. Chacun peut réagir en complétant les information.
Pour que les interventions soit rapides, si un problème est exposé sans qu’une solution ait été trouvé, on peut décider d’une réunion “d’expert” qui aura lieu après le stand-up meeting pour régler le problème.
Et c’est là que le rôle du coach est primordial. Il ne doit pas hésiter à interrompre une discussion qui s’éternise en proposant l’organisation d’une réunion.
Dialogue et management
Le stand-up meeting est un outil important dans la constitution d’une équipe. Il facilite la communication utile.
La réunion ayant lieu tous les jours, on échange rapidement peu d’informations. Cela a tendance à rendre plus facile l’assimilation par rapport aux grande réunions très formelle. C’est un peu l’effet machine à café institutionnalisé.
L’autre aspect positif en terme de management est l’obligation d’assister à la réunion qui a lieu à une heure précise en début de matinée (enfin ça dépend ce que l’on appelle matinée). Ainsi on a la certitude qu’à l’issue du stand-up meeting tous les binômes seront au complet pour démarrer les développements. Ceux qui arrivent avant le début du stand-up meeting peuvent réaliser des tâches personnelles.
Un outil de diagnostic
La façon dont se déroule ces réunions journalières est assez révélatrice de l’état de l’équipe.
Si tout le monde arrive à l’heure et que la réunion se déroule rapidement parce que tous les points sont déjà traités de manière naturelle, on peut en déduire que l’équipe fonctionne bien.
S’il faut battre le rappel systématiquement, que certains arrivent dans les bureaux après l’heure de la réunion, que les discussions tournent en boucle, que des conflits apparaissent, alors l’équipe est en danger.
Et s’il n’y a plus de stand-up meeting, c’est un signe de crise grave.
Expérience
Dans le cas qui nous occupe, l’équipe est au départ passée par toutes les phases : absentéisme, discussions animés, réunions qui s’éternisent.
Puis petit à petit, grâce à un coach acharné et l’utilisation de diverses subterfuges (dont du vrai café servi lors du stand-up), la mécanisme c’est mise en place. Conjugué à un travail en binôme de plus en plus efficace, l’équipe de copains est devenu une vrai équipe professionnelle.
A propos de réunion, il faudrait encore parler du planning game. Mais ceci est une autre histoire, et fera l’objet d’un autre épisode.
A suivre
mai 27th, 2005 à 11:09
Hello Alex,
Merci pour la série "souvenirs" très enrichissante; sur le stand-up meeting, tu devrais peut-être intervenir sur la liste de diffusion XP-France où le sujet a été discuté récemment; ne serait-ce que pour pointer vers ce billet…
mai 27th, 2005 à 12:45
Merci Laurent, je viens de le faire.