Les logiciels propriétaires ont encore de beaux jours devant eux

Lu dans l’interview du DSI d’AREVA dans le journal du net : Le choix d’une application Open Source, au détriment d’une grande solution propriétaire, peut parfois se révéler risqué pour la DSI dans la mesure où il fait reposer entièrement sur nos épaules l’échec éventuel du projet.

Ouvrez bien les parapluies, les gars !

6 commentaires pour “Les logiciels propriétaires ont encore de beaux jours devant eux”

  1. Le Saint Bernard, Empereur du Chaos dit :

    Ah oui mais non…

    C’est un faux argument, dans le sens où on peut autant (ni plus ni moins) l’appliquer dans l’autre sens : des entreprises qui font du logiciel propriétaire coulent, parfois sans être rachetées, et parfois encore elles abandonnent des logiciels trop peu rentables… Alors, toujours choisir l’acteur le plus fort du marché ? Vous vous rappelez de Visual J++ ? :-) (oui je sais, ils ne dominaient pas ce marché-là, mais tout le monde les voyait leaders incontestés pour 2001-2002…)

    Un logiciel Libre, une entreprise peut le rendre pérenne, en y investissant parfois fort peu… Un logiciel propriétaire non-rentable, pour le rendre pérenne, il faut en racheter le source avant qu’il soit périmé. On ne parle pas des mêmes budgets… Un raisonnement qu’Areva pourrait avoir, il me semble : ils sont largement assez gros pour ça.

    A côté de ça, j’admets que beaucoup de logiciels libres même réputés disparaîssent chaque année… Mais je répète que ce ne sont pas les seuls… Les outils de Netscape (je pense à leurs excellents serveurs LDAP et HTTP) par exemple aujourd’hui c’est pas ça… On parle pourtant d’anciens leaders…

  2. Alexis KARTMANN dit :

    En fait le problème possé ici (du moins par ce DSI), c’est que dans le cas ou on utilise le produit d’un éditeur, en cas d’échec d’un projet le DSI peut se retourner contre l’éditeur, alors qu’avec l’utilisation d’un logiciel open source il est seul responsable. Même une SSII n’a pas les même obligation qu’un éditeur (puisqu’une fois la recette signé le client n’a plus de recours). D’où ma phrase sur les parapluies.

  3. Le Saint Bernard, Empereur du Chaos dit :

    Le problème c’est que quand tu lis un contrat de licence, par exemple Microsoft mais pas seulement, les garanties ne sont en aucun cas supérieures à celles offertes dans l’Open Source. D’où le fait que cette remarque ne soit pas honnête sur le fond à mon avis. Car "se retourner contre l’éditeur", pour en retirer quoi ? Il a déjà dressé tous les boucliers nécessaires bien avant même d’avoir fourni des outils à son client… Justement, selon moi un DSI peut conserver des leviers s’il a fait le choix de l’Open Source, même dans le cas où le projet part en couille, et est doucement abandonné par des mainteneurs peu motivés ou peu compétents. Dans le même cas avec des outils fermés, il est dans la merde, le DSI… Alors oui, si prévoir de dire "c’est la faute au fournisseur" passe pour de la compétence, il est prudent. Selon moi il est juste excessivement conservateur, trop coûteux et trop peu prévoyant pour son employeur.

    Relis un CLUF Microsoft (vraiment de la poésie…) et OSE me dire qu’avec un truc pareil un client, quel qu’il soit, peut se retourner contre son fournisseur…

    C’est là où j’affirme que l’argumentaire ne peut être valable que devant des bureaucrates incompétents, pas devant un professionnel plein de bon sens (qui lui défendra à mon avis l’idée de systèmes hétérogènes dans la plupart des cas, ne serait-ce que pour ne pas devenir dépendant d’un fournisseur, qui y verra une possibilité d’augmenter ses prix, la migration coûtant bien plus cher)…

    Je ne dis pas que tu défends la position de ce dirlo (ta phrase sur les parapluies tend même à faire penser clairement le contraire), mais franchement, je trouve qu’il y avait lieu d’exprimer clairement ton opinion précise là… qui évidemment n’a besoin d’être ni la mienne, ni celle de Monsieur Parapluie…

  4. Alexis KARTMANN dit :

    Je pense qu’en l’occurence ce DSI parlait d’éditeurs comme SAP ou Oracle, pas Microsoft. En plus j’espère que le système de gestion des centrales nucléaire que fabrique AREVA ne tourne pas sous Windows (ni sur Linux d’ailleurs).

    Evidement le fait d’utiliser un logiciel commercial ne permet pas de se retourner contre le fournisseur, mais on peut faire pression sur lui (s’il a des concurrents…). L’autre problème, et tu l’as bien exprimé, vient des non-techniciens (voire de certains techniciens), qui seront sensibles à la marque, plutôt qu’au produit. “Si je choisi SAP ou Oracle j’ai forcement raison, alors que choisir de l’open-source, je prends un risque”.

    Quand à mon opinion, et bien je dirais que le fait qu’un logiciel soit open-source ou non n’a rien à voir avec le problème. En effet on peut trouver des éditeurs fournissant des logiciels open-source et offrant les même contrats qu’un éditeur de logiciel propriétaire. A l’inverse certains éditeurs de logiciel propriétaire accepte de fournir leur code source à leur client (avec des contraintes, bien sur).

    Donc choisir a priori l’open-source ou les logiciels propriétaires me semble tout aussi bête. C’est juste un élément à prendre en compte.

  5. Le Saint Bernard, Empereur du Chaos dit :

    C’est amusant, parce qu’SAP justement, c’est en grande partie de l’Open Source… SAPdb est une base de données "Oracle 8-like" en GPL… Mais c’est vrai que les contrats sont très solides, eux, et c’est vrai également qu’SAPdb va rarement sans l’applicatif de gestion SAP, purement propriétaire, lui… question de contrats justement… D’ailleurs à propos de contrats, quel intérêt de filer le source au client si justement par contrat il lui est interdit de le toucher sous peine de perdre toute garantie…? Il est assez intéressant de noter que dans ta réponse tu ne cites pas une fois IBM… qui fournit de l’Open Source et se fait à côté de ça beaucoup beaucoup de blé sur du matériel et du logiciel propriétaire de qualité supérieure (DB2 est à mes yeux encore meilleure qu’Oracle, l’AS/400 devenu Z/Series reste une référence en termes de stabilité dans les mini, AIX est un extraordinaire UNIX encore très bien maintenu même depuis la pseudo-affaire SCO, etc…)

    Et tu espères quoi pour gérer les centrales nucléaires hein, dis moi… Je suis curieux ! (Moi je dirais que j’espère assez HP-UX ou AIX, et que je sens bien Solaris ou un BSD quelconque… de bons choix mais pas ceux que j’aurais faits)

    A titre personnel je considère qu’HP-UX est le meilleur OS sur lequel j’aie travaillé. Totalement POSIX très tôt, rapide, bien conçu, minimal, totalement stable… Dommage qu’il dépérisse, et dommage qu’il n’ait pas été libéré avant… Comme quoi je n’en fais pas non plus une question de principe…

  6. Alexis KARTMANN dit :

    Ce que tu confirme ce que je pense. SAP et IBM ont ouvert une partie de leur code, mais garde une partie propriétaire. Evidement ils gardent là ou est la valeur ajouté par rapport à la concurence. Par exemple SAP a ouvert SapDB (je crois d’ailleurs que c’est géré par MySQL maintenant) surtout parce que beaucoup de clients utilisé Oracle comme base de donnée avec SAP comme ERP. IBM a une approche plus communautaire, surtout envers les développeurs comme avec Eclipse. Mais IBM vend aussi du matériel et du service, le logiciel n’a jamais été considéé comme ayant beaucoup de valeur chez eux (c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont laissé Microsoft faire MS-DOS).

    A mon avis les logiciels utilisés dans les centrales… et bien ça doit être surement secret défense ! En tout cas surement de l’ADA ou un systeme démontrable comme B.

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