Open source et support

Deux évènements indépendants ont provoqué récemment beaucoup de réactions dans le monde de l’open source :

  • L’arrêt du développement de la suite Mozilla par la fondation Mozilla.
  • L’annonce d’un support limité pour les architectures peu répandu par Debian.

Ces deux groupes ont agit comme aurait fait tout éditeur propriétaire : arrêter le développement des produits peu utilisés (donc peu vendus) parce que ses ressources sont limités. Le problème de la migration d’un produit plus supporté vers un logiciel qui le sera n’est pas plus facile lorsque le logiciel est open-source. La solution pour le client de reprendre la maintenance (grâce à l’ouverture du code) n’est pas toujours possible et surtout on perd l’intérêt d’un développement collaboratif.

Évidement la situation est sans doute moins critique que lorsqu’un éditeur propriétaire cesse son activité et que personne ne reprend ses actifs. Sauf qu’un produit avec une bonne base installé trouvera toujours preneur (c’est même quasiment le modèle économique de Computer Associates).

Croire que le choix d’un logiciel open-source permettra de faire par la suite l’économie d’une migration est une illusion. Cela me rappelle la phrase d’un ancien quand j’ai commencé à travailler : “Depuis que je fais de l’informatique, je n’ai fais que migrer d’un système à un autre”. Il avait raison le bougre.

La seule question vraiment critique c’est l’ouverture des données, parce que sinon une migration risque d’être bien plus coûteuse. Et dans ce cadre il est évidement que l’accès au code peut fortement faciliter la création d’un outil de transfert. Mais tous les logiciels ne serve pas à gérer des données, et même dans ce cas il existe souvent des fonctions d’export vers des format “standard” (ou du moins décrits).

2 commentaires pour “Open source et support”

  1. emmanuel dit :

    Arrêter un logiciel qui ne marche pas est un concept qui me parle.

    Pourquoi certains choisissent ils un acharnement thérapeutique ? La peur du vide ? La difficulté du deuil ? La remise en cause personnelle occasionnée ?

    J’aimerais proposer une loi dans laquelle un éditeur soit obligé de cesser son activité dès l’instant que 51% de ses employés sont convaincus qu’elle n’a aucun avenir.

    On achève bien les chevaux !

  2. Alexis KARTMANN dit :

    Je crois que c’est à chaque salarié de prendre sa propre décision quand à la pérennité de l’entreprise dans laquelle il travaille. Personnellement c’est en tout cas ce que j’ai toujours fait…

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